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Programme de recherche

Anglais

Au cours de la première année du Service de télépsychiatrie pédiatrique de Toronto (TPTP), notre équipe de recherche a élaboré et mis en œuvre un vaste programme de recherche qualitative comprenant plusieurs phases. On a effectué un examen critique de la documentation existante et publié une bibliographie annotée. Cet examen a révélé qu’il y avait eu peu de recherche sur le potentiel de transfert des connaissances et sur la valeur de formation du Service de télépsychiatrie. La plupart des études se limite à des enquêtes de satisfaction auprès de la clientèle après les rencontres. Les questions portaient principalement sur l’aisance et l’utilisation de la technologie.

On a recueilli des commentaires de tous les groupes d’agents (bailleur de fonds, carrefour et emplacement éloigné) au moyen de sondages, de groupes de discussion et d’entrevues individuelles. Ces groupes ont souligné l’importance cruciale de la prise en compte de tous les agents dans l’évaluation et du contexte particulier (géographique, culturel et social) de chaque emplacement de télépsychiatrie et de sa collectivité (Boydell, Greenberg, & Volpe, 2004).

Point de vue des fournisseurs de services et des familles

Les fournisseurs de services ont indiqué que le fait d’avoir accès à une expertise en santé mentale spécialisée grâce à la TPTP a amélioré leur capacité à offrir un soutien à leurs clients (les jeunes et leurs familles) relativement à des problèmes spécifiques et souvent complexes. Un autre avantage mentionné est une confiance accrue. Souvent, la consultation de télépsychiatrie a confirmé le diagnostic que le praticien en région rurale avait déjà posé et la pertinence de l’intervention. Le programme réduit le fardeau qui pèse sur la famille, lui évitant de parcourir de longues distances pour obtenir des soins spécialisés. Cela réduit la charge financière et le temps de travail perdu. Dans l’ensemble, les membres de la famille et les cliniciens se sentent fermement soutenus dans leur expérience de consultation. Un contact en personne est toujours préférable. Quand ce n’est pas possible, la consultation à distance grâce à l’ITV a souvent été citée comme  « la meilleure autre option possible » (Greenberg, Boydell, & Volpe, 2006).

Points de vue des psychiatres consultants,  des médecins généralistes de la communauté et des pédiatres

Dans des entrevues face-à-face, les psychiatres consultants ont indiqué qu’ils appréciaient leur rôle à ce titre, ils peuvent ainsi offrir des services sans avoir à gérer des dossiers sur une base continuelle. Cela a facilité l’adoption du programme et a fortement appuyé le maintien d’un modèle de prestation des services par consultations. La recherche a également mis en évidence certaines difficultés rencontrées dans la reconnaissance des indices non verbaux et des expressions faciales subtiles au cours des consultations télépsychiatriques. Des médecins sélectionnés à partir d’un échantillon aléatoire de sites TPTP ont été interrogés par téléphone. De nombreux médecins n’étaient pas au courant du Service de télépsychiatrie pédiatrique ou ne disposaient pas d’informations sur la manière dont ils pourraient y participer. Ce n’est pas vraiment surprenant puisque les services TPTP sont actuellement offerts aux cliniciens d’organismes de santé mentale pour enfants. Les médecins ont défini les facteurs qui faciliteraient leur participation au programme, y compris les questions de rémunération et de formation sur la prescription des médicaments psychotropes les plus récents (Boydell, Volpe, Watson-Gaze, Kertes & Greenberg, 2008). En réponse, le programme TPTP a créé des fiches d’information sur les médicaments et a élaboré un processus de distribution efficace.

Résultats de la consultation et recommandations

On a choisi au hasard une centaine de consultations télépsychiatriques dans les dossiers du programme TPTP. Les données ont été examinées sous l’angle des problèmes posés, des raisons de l’aiguillage et des recommandations faites au cours de la consultation. On a constaté que de nombreuses recommandations ont été faites relativement à des jeunes ayant des besoins décrits comme étant très complexes. Souvent, la réussite de la mise en œuvre des recommandations était fonction de la valeur accordée à l’autorité et à l’expertise des psychiatres consultants par les gestionnaires de cas, les familles, le personnel scolaire et les médecins. D’autres facteurs qui facilitaient la mise en œuvre étaient des directives de traitements très précises, la participation réelle du jeune et de sa famille et la disponibilité de séances de suivi dans des situations complexes. Les obstacles à la mise en œuvre étaient un manque de coopération ou de bonne volonté de la part des familles et des jeunes, la brièveté de la consultation et la rareté des ressources communautaires disponibles. L’utilisation de la technologie vidéo et des consultations données par des consultants inconnus dans la collectivité locale n’ont pas été identifiés  comme des obstacles. Les défis étaient attribués au manque de ressources locales, aux préjugés sur le traitement de la part des familles et des jeunes et à un roulement élevé du personnel local (Boydell, Volpe, Kertes, & Greenberg, 2007).

Point de vue des jeunes qui ont bénéficié d’une consultation de télépsychiatrie

Une étude financée par une subvention externe provenant du Centre d’excellence provincial en santé mentale des enfants et des ados au CHEO (Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario) est en cours.

Objectif : Il est essentiel de consulter les jeunes sur leur expérience. Cette étude traite du manque de recherches sur le point de vue des jeunes, en général, et sur la télépsychiatrie pédiatrique spécifiquement. L’objectif est de comprendre l’expérience des jeunes qui ont bénéficié des services de télépsychiatrie.

Méthode : On a utilisé la méthode de l’interactionisme (Denzin, 1989) pour l’entrevue de 30 jeunes, immédiatement après la consultation, puis quatre à six semaines plus tard. L’analyse s’est faite par étapes, suivant le cadre de l’interactionnisme.

Résultats : Quatre thèmes ont été évoqués à plusieurs reprises :

  • la rencontre avec le psychiatre et le fait qu’il y ait d’autres personnes dans la salle;
  • l’utilité de la session;
  • le sentiment de pouvoir faire des choix durant le processus de consultation;
  • la technologie utilisée.

Les participants ont souligné l’importance de leur relation avec le psychiatre. Les récits des participants contenaient de nombreux exemples de façons dont ils ont activement pris la responsabilité et exercé un contrôle lors de la séance de consultation elle-même.

Conclusion : Les jeunes ont un rôle important à jouer dans leurs propres soins. Il est essentiel d’expliquer aux jeunes les recommandations faites en télépsychiatrie et de leur donner des possibilités d’exprimer leurs préoccupations et de discuter de solutions de rechange. D’autres efforts visant à inclure les jeunes devraient s’assurer de leur offrir d’autres possibilités de traitements et/ou de négocier lorsque les traitements recommandés sont inacceptables et/ou contestés (Boydell, Volpe & Pignatiello, 2010).

Choix de la psychiatrie des enfants et des jeunes Facteurs influant les étudiants en médecine

Objectif : Examiner les facteurs influençant les étudiants en médecine par rapport aux choix de la psychiatrie pour enfants et jeunes comme spécialité professionnelle.

Méthode : On a utilisé des méthodes quantitatives et qualitatives. Un sondage sur le web a été distribué à des pédopsychiatres et jeunes à l’Université de Toronto. Des entrevues poussées ont été menées avec une sélection de pédopsychiatres et jeunes ainsi qu’avec un groupe de discussion constitué de résidents en psychiatrie. On a recueilli des récits sur les facteurs qui ont influencé ces psychiatres dans leur décision de choisir la psychiatrie et/ou la psychiatrie pour enfants et jeunes comme spécialité.

Résultats : Quatre-vingt-douze pour cent des participants ont indiqué que le recrutement de pédopsychiatres au Canada est problématique. La récente décision prise par le Collège royal des médecins et chirurgiens de reconnaître la psychiatrie pour enfants et jeunes comme une sous spécialité et d’introduire une année supplémentaire de formation a été vue comme une difficulté supplémentaire dans le recrutement. D’autres facteurs dissuasifs incluent un salaire inférieur à celui d’autres spécialités, le manque d’exposition aux réalités au cours de la formation, la stigmatisation et le manque d’intérêt pour le traitement des enfants en psychiatrie. Le recrutement dans la psychiatrie a été renforcée par de bons modèles de comportement, par une exposition précoce au sujet à l’école de médecine, un intérêt dans la recherche sur le cerveau et les questions de carrière et de mode de vie.

Conclusions : Il est nécessaire de revoir et de promouvoir le rôle et la perception de la psychiatrie pour y attirer de nouveaux psychiatres. Une exposition précoce aux innovations dans le domaine de la psychiatrie des enfants et adolescent et des modèles positifs constituent des éléments essentiels pour attirer les étudiants en médecine. Le recrutement devrait débuter au cours de la première année d’école de médecine et comprendre un programme d’études pédiatriques enrichi (Volpe, Boydell & Pignatiello, 2013).

Attirer les pédopsychiatres vers un service de consultations par télévidéo

Objectif : Déterminer les aspects du travail en psychiatrie qui sont enrichissants et ceux qui représentent des défis, du point de vue des psychiatres et des résidents qui participent aux services de consultation par télévidéo.

Méthode : Un sondage sur le web a été distribué à des psychiatres au sein du Département de pédopsychiatrie à l’Université de Toronto. On a également mené des entrevues semi-structurées auprès de six des pédopsychiatres offrant des services de télépsychiatrie. Enfin, on a organisé un groupe de discussion comprenant quatre résidents en psychiatrie.

Résultats : Les pédopsychiatres sont très à l’aise d’effectuer des évaluations par télévidéo. Les facteurs définis comme importants dans la décision de participer à la télépsychiatrie comprennent : aider les collectivités mal desservies, le personnel administratif de soutien, le renforcement de la capacité des intervenants ruraux, des incitations financières et la commodité. L’étude de phase qualitative a relevé quatre thèmes dans la décision de participer à la télépsychiatrie :

1. l’organisation,
2. les valeurs partagées,
3. l’innovation,  
4. le modèle de consultation.

Conclusion : La réussite des programmes de consultation dans le recrutement des pédopsychiatres qui offrent des services de consultation aux communautés manquant de ressources représente une importante contribution à la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre en psychiatrie. Comprendre les aspects de la télépsychiatrie qui sont les plus appréciés par les psychiatres et les résidents consultants permet de proposer des stratégies utiles aux administrateurs en télépsychiatrie et aux enseignants des écoles de médecine qui cherchent à attirer, former et retenir des praticiens en psychiatrie (Volpe, Boydell & Pignatiello, 2013).

Les services de santé mentale pour les enfants et les jeunes du Nunavut : L’évaluation d’un projet pilote de télépsychiatrie

Introduction : Cette étude examine la prestation des services de consultation psychiatrique par vidéoconférence au Nunavut à destination des travailleurs en santé et santé mentale. La recherche permet de mieux comprendre le Programme de santé mentale TeleLink du Nunavut et l’organisation des consultations programmées de professionnel à professionnel et des séminaires de formation continue.

Méthodes : On a entrepris l’observation des participants dans 12 consultations de programmes et organisé quatre sessions de formation continue. Des entrevues individuelles ont été réalisées avec le psychiatre consultant et le coordonnateur de programme principal au Nunavut. Ainsi un groupe de discussion a eu lieu au Nunavut  avec le personnel qui a participé aux sessions de télévidéo.

Résultats : L’étude a révélé un certain nombre de facteurs qui ont facilité ou entravé le processus et le contenu d’un service de télépsychiatrie à base de consultation et son effet sur le renforcement de la capacité parmi le personnel de première ligne. Quatre grands thèmes sont ressortis liées à la prestation de services psychiatriques par télévidéo. Ce sont :

1. l’accès,
2. l’offre de services culturellement appropriés,
3. l’offre de sessions de formation continue pertinentes,
4. l’utilisation de technologies stables et permettant la confidentialité.

Conclusions : L’utilisation de la vidéoconférence interactive en direct est un moyen novateur et efficace de dispenser des services spécialisés de santé mentale aux professionnels travaillant dans les régions éloignées du Nunavut. Les résultats de l’étude permettent d’élaborer des stratégies en vue d’étendre cette approche à d’autres territoires au Nunavut et d’autres régions inuites (Volpe, Boydell & Pignatiello, 2014).

Élaboration d’une étude permettant d’en tirer une politique d’utilisation de la technologie dans la prestation de services de santé mentale pour les enfants et les jeunes

Financé par le Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des jeunes, ce projet explique le lien entre la recherche et les conséquences en matière de politique et fournit une image plus complète du rôle potentiel que la technologie (actuelle et nouvelle) peut avoir dans l’amélioration des services de santé mentale en Ontario. Il y a des incidences prometteuses sur la politique si on utilise la technologie pour fournir davantage de services de santé mentale accessibles, notamment : la réduction des listes d’attente, l’amélioration de l’accès aux services dans les collectivités mal desservies, la réduction des obstacles liés à la stigmatisation, une prestation de services rentable et efficace d’un point de vue clinique (Boydell, Hodgins, Pignatiello, Teshima, Edwards et Willis, 2014).

Objectif : Procéder à un examen de la portée sur l’utilisation de la technologie pour offrir des services de santé mentale aux enfants et aux jeunes afin de déterminer le volume de la documentation prévue par des pairs, résumer les conclusions et repérer les lacunes.

Méthode : On a trouvé dans une base de données de la documentation 126 études originales répondant aux critères de cet examen. On a élaboré un résumé numérique descriptif et effectué des analyses thématiques. Deux examinateurs ont extrait des données de manière indépendante.

Résultats : Les études concernaient diverses technologies, notamment les vidéoconférences, le téléphone et les applications de téléphone portable et des applications Internet telles que courriel, sites web et CD-ROM.

Conclusion : L’utilisation de technologies joue un rôle majeur dans la prestation de services de santé mentale et de soutien aux enfants et aux jeunes, en offrant des programmes de prévention, d’évaluation, de diagnostic, de counselling et de traitement. Des stratégies sont en croissance exponentielle sur une base globale, il est donc essentiel d’étudier l’impact de ces technologies sur la prestation des services en santé mentale aux enfants et aux jeunes. Il est aussi nécessaire d’effectuer un examen en profondeur et une synthèse de la qualité des résultats des études en ce qui concerne l’efficacité de l’utilisation des technologies dans la prestation des services. Un examen systématique permettrait de répondre à tous ces besoins.

Transfert et application des connaissances facilitée par la technologie (TEKT) quant aux pratiques fondées sur des données probantes en télépsychiatrie pédiatrique

Cette étude (financée par la Fondation SickKids/RBC) se concentre sur l’exploration des façons dont l’application des connaissances facilitée par la technologie influe sur l’application et l’adaptation de connaissances au sujet des pratiques fondées sur des données probantes, aux niveaux individuel et organisationnel dans les régions rurales en contexte de santé mentale pour les enfants et les jeunes. (Braunberger Pignatiello, Boydell, Teshima, Willis, Rapport final juillet 2016)

Contexte : Il y a un besoin de partager les connaissances sur les pratiques fondées sur des données probantes  dans les collectivités rurales et éloignées afin de combler les lacunes dans les soins généraux et spécialisés en santé mentale des enfants et des jeunes. Alors que ce genre de pratique se développe, les praticiens de l’éducation permanente sont appelés à élargir les possibilités d’application des connaissances fondées sur des données probantes.

Objectif : Explorer les moyens par lesquels l’application des connaissances facilitée par la technologie influe également sur l’application et l’adaptation des connaissances aux pratiques fondées sur des données probantes pour les individus et les organisations, dans un contexte de santé mentale pour les enfants et les jeunes, en régions rurales.

Méthodes : On a utilisé une méthode interactionniste interprétative en ayant recours à l’observation du travail sur le terrain, à des entrevues semi-structurées et à des groupes de discussion. De telles méthodes permettent l’examen de l’interaction complexe qui se joue entre les priorités d’apprentissage du praticien, les demandes simultanées et concurrentes sur leurs travaux, et la mesure dans laquelle les principes des pratiques fondées sur des données probantes sont appliqués dans leurs propres communautés.

Résultats : Les fournisseurs de services dans les collectivités rurales ont indiqué que la TEKT leur a fourni l’occasion d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences, d’accroître leur confiance et d’améliorer la prise de décisions avec les clients. Diffuser les pratiques fondées sur des données probantes grâce à la technologie est essentielle pour la pratique quotidienne et constitue un format particulièrement utile pour le partage des connaissances et la formation. La TEKT se heurte aux contraintes de planification, au manque de sensibilisation sur cette ressource, et la pénurie de ressources locales à l’appui de cette plate-forme de l’application des connaissances.

Conclusion : TEKT contribue à une culture d’apprentissage collectif, de partage de compétences et de connaissances.

Perdu dans l’application des connaissances: demandes de référence par les médecins aux services de télésanté mentale pédiatrique

Objectifs : Cette étude explore le processus de demande d’un médecin pour référer un patient vers un programme de télésanté mentale pédiatrique basé dans un grand hôpital universitaire pour enfants en milieu urbain, examine ses avantages et ses défis du point de vue du médecin référant et des télépsychiatres consultants.

Méthodes : Un sondage en ligne a été complété par 43 médecins de soins primaires situés dans les collectivités rurales de l’Ontario qui avaient aiguillé des patients vers le programme de Télésanté mentale. Des entrevues ont été menées avec 11 praticiens en télépsychiatrie destinée aux enfants et jeunes qui donnent des consultations par le biais de téléconférences.

Résultats : La majorité des médecins (61 %) ont rapporté que leur niveau de satisfaction allait de faible à modéré avec les expériences d’orientation des patients. Les médecins mentionnaient que les défis qu’ils rencontraient étaient largement liés à des questions de communication et d’administration comme l’absence de rendez-vous de suivi en temps opportun et la continuité des soins; de longs formulaires de référence et des recommandations formulées pour des services de santé mentale qui sont inaccessibles dans leurs collectivités. De même, les consultants en psychiatre ont exprimé de la frustration avec les renseignements reçus des médecins traitants référant les patients et l’absence de prestataires de services ou de professionnels appropriés pendant la consultation qui peuvent fournir des renseignements annexes information et assurer l’application des recommandations.

Conclusion : Les programmes de télésanté mentale offrent un service précieux aux médecins de famille et à leurs clients (enfants et jeunes) qui pourraient être beaucoup plus mis en valeur grâce à des protocoles en place permettant d’améliorer la communication et le partage d’information, ainsi que de définir des attentes claires entre les médecins traitants et les consultants de télépsychiatrie (Solimine Pignatiello, Stasiulis, Boydell, en révision)

 

Recherches actuelles

Pignatiello, A., Boydell, K.M., Teshima, J., Volpe, T., Braunberger, P. and Minden, D. (2011). Transforming child and youth mental health via innovative technical solutions. Healthcare Quarterly. 14(2):92-102.

Pignatiello, A., Teshima, J., Boydell, K.M., Minden, D., Volpe, T. and Braunberger, P. (2011). Child and Youth Telepsychiatry in Rural and Remote Primary Care. Child Adolesc Psychiatric Clin N Am. 20:13-28.

Boydell, K.M., Volpe, T. and Pignatiello, A. (2010). A qualitative study of young people’s perspectives on receiving paediatric telepsychiatry. Journal of the Canadian Academy of Child and Adolescent Psychiatry. 19(1):5-11.

Boydell, K.M., Volpe, T, and Pignatiello, A.  (2009). Paediatric Telepsychiatry as Innovation in Health Care Delivery.  In: Dwivedi, Ashish, (ed) Handbook of Research on Information Technology Management and Clinical Data Administration in Healthcare. Information Science Reference, Hershey, PA., pp 814-826.

Pignatiello, A., Boydell, K.M., Teshima, J. and Volpe, T. (2008). Supporting primary care through pediatric telepsychiatry. Canadian Journal of Community Mental Health. 27(2):139-151.

Goering, P., Boydell, K.M. and Pignatiello, T. (2008). The relevance of qualitative research for clinical programs in psychiatry. Invited paper. Canadian Journal of Psychiatry.53(3):145-151.

Boydell, K.M., Volpe, T., Kertes, A. and Greenberg, N. (2007). Recommendations made during pediatric telepsychiatry consultations. Journal of Telemedicine and Telecare. 13: 277-281.

Greenberg, N., Boydell, K.M. and Volpe, T. (2006) Pediatric telepsychiatry in Ontario: Service provider and caregiver perspectives. Journal of Behavioral Health Services & Research. 33(1):105-111.

Boydell, K.M., Greenberg, N. and Volpe, T. (2004). Designing a framework for evaluating a pediatric telepsychiatry program: A participatory approach. Journal of Telemedicine and Telehealth.10:165-169.

Broder, E., Manson, E., Boydell, K.M., Teshima, J. (2004). Use of telepsychiatry for child psychiatric issues: first 500 cases. Canadian Psychiatric Association Bulletin. 36(3):11-15.